Alors qu’on note une amélioration régulière de la santé au niveau mondial, l’amélioration du niveau de vie dans les pays développés et les pays en développement entraîne également de nombreux problèmes de santé qui mènent souvent à l’apparition de maladies chroniques telles que diabète, maladies cardiovasculaires ou encore insuffisance rénale.
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes souffrent de « sous-santé » (en chinois : 亚健康 Yà Jiàn Kāng), il s’agit d’un terme utilisé en médecine chinoise pour désigner un état de santé sous-optimal. C’est un état intermédiaire entre la bonne santé et la maladie. La personne « en sous-santé » présente des symptômes désagréables mais pourtant, aucune maladie évidente n’est diagnostiquable. Certains experts relient cet état au syndrome de la fatigue chronique, qui comme son nom l’indique, est caractérisé par une fatigue durable mais également des difficultés de concentration, des douleurs musculaires ou encore des maux de tête.
Les symptômes de la « sous-santé » :
- Fatigue et sentiment d’impuissance ?
- Douleurs cervicales ?
- Migraines, vertiges ?
- Palpitations cardiaques, oppression thoracique ?
- Troubles du sommeil ?
- Perte d’appétit ?
Vous vous reconnaissez ? Tous sont des symptômes de la « sous-santé ». Mais ce n’est pas tout :
- Physiquement, on peut aussi ressentir des douleurs musculaires et articulaires, des désagréments au niveau de l’estomac et il y a là des risques de constipation. Des dysfonctions sexuelles peuvent également survenir, de même qu’une sensibilité au froid et à la chaleur, une immunité qui baisse face aux rhumes ou encore des yeux secs.
- Psychologiquement, il se peut qu’on ait une humeur dépressive, une mémoire qui se dégrade, qu’on soit souvent distrait, de mauvaise forme et agité et donc qu’on ait des difficultés de concentration. On peut également devenir sensible, craintif, timide ou encore impatient.
- Socialement, on peut être de plus en plus en retrait de la vie sociale car on ne peut plus gérer normalement les relations, que ce soit au travail, dans les études ou même au sein de la famille.
Quelques données
- Dans les pays développés, 1 personne sur 600, voire 1 sur 200 serait touchée par le syndrome de fatigue chronique.
- En 2018, 150 000 personnes seraient concernées par le syndrome en France.
Les conséquences sont sérieuses :
- Développement de maladies mortelles et diminution de l’espérance de vie :
La « sous-santé » est l’état qui précède la majorité des maladies chroniques telles que le diabète ou le cancer. D’autres maladies comme l’hypertension, des troubles gynécologiques, l’hépatite ou encore la cataracte sont également des menaces, à degrés différents, pour les personnes en « sous-santé ». L’hyperlipidémie est d’ailleurs la menace majeure.
Dès lors, lorsque vous présentez les symptômes de la « sous-santé », il faut rapidement adopter une meilleure hygiène de vie : avoir un rythme de vie raisonné, manger moins gras, moins salé et moins sucré.
Si on est constamment et durablement dans un état de « sous-santé », l’espérance de vie est donc diminuée, l’épuisement nous guette..
- Perte d’efficacité au travail, diminution de la qualité de vie et de la capacité d’apprentissage :
La majorité de personnes en « sous-santé » souffrent d’un dérèglement de leur rythme de vie, de leur « horloge biologique » : troubles du sommeil, fatigue chronique… des effets qui peuvent mettre leur vie en danger dans certaines situations, notamment lors de la conduite ou de certaines activités sportives.
Pour être plus efficace au travail, ou tout simplement se sentir mieux au quotidien, dès que des signes de grande fatigue apparaissent, il faut rapidement réguler le rythme de vie.
Conclusion
La « sous-santé » ronge le corps petit à petit, les problèmes de santé quotidiens tels que les migraines ou les troubles du sommeil peuvent devenir dangereux à terme. Il faut donc adopter une hygiène de vie raisonnée et adaptée.




